Exposition «Stranger Than Paradise» open art museum
Durée
Description
Le tapis est déroulé une deuxième fois : au centre de Stranger Than Paradise se trouve le collage monumental issu de l'exposition spéciale Olma 2025. Au musée, le tapis apparaît dans un nouveau contexte, entre harmonie paradisiaque et idylle brisée.
Les motifs du collage du tapis proviennent de la collection du musée et peuvent être admirés dans leur version originale dans l'exposition. Ils sont complétés par d'autres œuvres qui abordent le thème du « paradis » sous de multiples facettes : nature idéalisée, idéalisation de la vie paysanne, images nostalgiques, mais aussi irritations et ruptures. Dans cette vue d'ensemble, ce qui semblait familier se fissure ; l'harmonie bascule dans l'absurde, l'idylle se fragilise. Il n'en résulte pas une image uniforme du paradis, mais un collage polyphonique – à l'image du tapis lui-même. Le titre Stranger Than Paradise fait référence à cette ambivalence : le paradis apparaît comme un motif culturel et comme une surface de projection d'univers visuels individuels – comme un lieu de nostalgie, un refuge et une scène d'imagination débordante, mais aussi comme une fiction fragile. Dans l'art naïf et l'art brut, le paradisiaque est un motif récurrent, également en tant que lieu de nostalgie pour un refuge intérieur.
L'exposition remet en question l'idée du paradis comme idylle naturelle harmonieuse, couple idéal ou lieu céleste. Elle montre que le paradis est une fiction fragile. On peut y voir entre autres des œuvres de Pietro Angelozzi, Anny Boxler, Aloïse Corbaz, Emil Graf, Hans Krüsi et Konrad Zülle.
Dans le cabinet, la chercheuse en textile Thessy Schoenholzer Nichols présente des jardins miniatures en tissu. Magnifiquement conçus, ils tournent, scintillants et étincelants, dans la lumière. Leurs ombres font pousser les jardins et remplissent la pièce. Ici, on peut se perdre dans l'illusion d'un paradis. Le hortus conclusus est un lieu protégé de pureté et de beauté. Dans la conception actuelle d'un jardin de pleine conscience, il sert de refuge dans un silence contemplatif.